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DOSSIER
Novembre-Décembre 2020
REPORTAGE

Vous avez dit GRIMP ?

Ils sont passés maîtres dans l’art du sauvetage en condition extrême. Les membres du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux (GRIMP) se forment chaque année plusieurs dizaines d’heures pour être entraînés à gérer tous types de situations.

Lundi, 15 h. Nous avons rendez-vous avec le Capitaine Sébastien Ravel au SDIS. Il dirige l’unité du GRIMP de la Loire, spécialisée dans les interventions pour lesquelles les moyens traditionnels de secours sont insuffisants. Notre mission du jour ? Découvrir les actions de cette unité de l’extrême formée pour porter secours dans des conditions inhabituelles. Ce sont ses membres qui interviennent lors d’accidents dus aux mauvaises conditions climatiques, dans des milieux escarpés difficiles d’accès, pour des opérations délicates d’accidents de sport, en cas de fort verglas ou encore en soutien aux services de polices pour des recherches de personnes.

SE FORMER AUX SITUATIONS EXCEPTIONNELLES

Dans la Loire, ils sont 45 sapeurs-pompiers professionnels membres de cette unité, dont une femme. 24 h/24 et 7 j/7, cinq d’entre eux sont mobilisables afin de soutenir leurs collègues ou leurs partenaires, comme le SAMU, sur l’ensemble du territoire. Tous ont brillamment réussi les tests de sélection : « Il faut avoir une certaine appétence pour la hauteur, aimer le milieu aérien… », indique le Capitaine Ravel. « De grandes aptitudes physiques sont également indispensables ainsi que les qualités mentales nécessaires afin de maîtriser le stress lors des interventions. » 
Chacun a suivi au moins 120 heures de formation initiale auxquelles s’ajoutent chaque année une dizaine de journées d’entraînement. « Être pendu au bout d’une corde ou d’un filin d’hélicoptère pour sauver une vie, cela ne s’improvise pas ! »

ÊTRE OPÉRATIONNEL EN MILIEUX NATURELS ET URBAINS

Les sapeurs-pompiers du GRIMP de la Loire interviennent aussi régulièrement en  ville pour porter secours aux personnes de forte corpulence, lors d’interventions dites bariatriques.
« Nous sommes appelés lorsque les victimes ne peuvent être évacuées par des moyens traditionnels en raison de leur poids. Certaines opérations sont particulièrement compliquées. L’une d’entre elles s’est dernièrement déroulée au 7e étage. » Autre particularité du GRIMP : il est associé par une convention au Département au plan de secours de la station de Chalmazel. Ses membres s’y entraînent ainsi chaque année pour être prêts en cas de problèmes majeurs sur les remontées mécaniques. Car si la plupart de ceux qui s’adonnent aux joies de la glisse respectent les règles, certains particuliers manquent de prudence : « Il y a des gens qui se mettent en danger sans en avoir conscience. La sécurité est l’affaire de tous. »

Crédit photo : SDIS 42

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